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Message non luPosté: Sam 18 Mai 2013 00:22 
Administrateur du site

Inscription: Mar 29 Jan 2013 17:10
Messages: 69
Je vous propose de brèves descriptions qui pourraient servir de point de départ à une tentative de définition du langage, suivi d'un essais sur la construction des structures mentales et sa relation avec le langage.

La première représentation du langage qui vient naturellement peut être une transmission, un échange, une suite cohérente de signifiants (signes porteurs de sens) constituants d'un outil, d'un moyen, d'un média,... Le langage se décline en un nombre incalculable de variantes, des échanges chimiques entre plantes aux mystérieuses transmissions de données d'ordre quantique entre particules, en passant bien entendu par le plus emblématique de tous puisqu'il peut créer Dieu Lui-Même: le langage humain.


Dans sa version parlée, il est composé d'une suite de termes ayant un rapport plus ou moins établi entre eux. Il se différencie du langage écrit par la vibration de l'air qui transmet le son et est constitué par l'intonation (la musique des phrases), la dynamique sonore (plus ou moins fort), le rythme, le débit, l'emphase (mise en relief de certains mots), la prononciation, la contraction (raccourcir certains mots et les agglomérer), etc, mais aussi de la gestuelle. L'ensemble de ces aspects se superposant en colorant ou déformant le verbe se nomme chez les linguistes: la prosodie.
Ces aspects du langage portent parfois plus de sens que le verbe lui-même. L'intonation, un clin d’œil, un geste évasif ou un silence bien placé... permet de dévier ou même d'inverser le sens d'une idée.

Quant à l'écrit, il se présente de la même façon qu'à l'oral, mais sans l'emballage prosodique de l'émetteur. Ainsi le lecteur reconstituera-t-il silencieusement l'intonation voulue par le style, la ponctuation, etc. (le lecteur est capable de baisser l'intonation de la voix intérieure lorsqu'il lit entre parenthèses).

Le langage écrit est plus difficilement corruptible dans sa portée sémantique, c'est à dire qu'il est plus difficile de se tromper, de commettre un lapsus, ou de tromper son correspondant par ce moyen qu'à l'oral.
Bien que le sens de l'écrit puisse être altéré par art, par jeu ou par calcul, ce genre de glissement est plus facilement identifiable par la personne avertie et passe plus difficilement les barrières émotives nécessaires au recul critique, à la liberté de pensée, à la responsabilité.
Si la cohérence existe quelque part en ce monde, elle s'en remet le plus souvent à l'écrit pour se dire. L'écrit et donc le lu, a ceci de bien mieux que la parole: il n'est pas soumis au temps de la même façon et permet une rédaction (construction du texte) et une acquisition non linéaire (relire ou sauter un paragraphe, une phrase), à la vitesse personnelle du lecteur et non comme à l'oral, à la vitesse du débit de l'orateur.




A l'oral comme à l'écrit, plusieurs structures semblent se superposer:

La première structure apparente correspond à la grammaire. L'ordre des mots, c'est à dire la syntaxe, leurs accord par la conjugaison, globalement l'orthodoxie lexicale qu'est la grammaire et qui est nécessaire au bon fonctionnement de toutes les structures, qu'elles soient mentales ou politiques. Cette structure pourrait être qualifiée d'horizontale par rapport à celle décrite ci-après.

La seconde dimension structurelle du langage, que j'imagine verticale, fait encore l'objet de nombreux débats et se rapporte à la symbolique véhiculée par le verbe. Chaque geste, chaque intention, chaque verbe (parlé, écrit, pensé), en somme chaque acte est lié à un où plusieurs symboles.

Les symboles de la pensée humaine sont désignés par certains mots. Le feu par exemple est l'un des plus puissant (car des plus courants). Lorsque j'évoque le symbole feu, je pourrais désigner aussi bien la lumière de la flamme d'une bougie que la chaleur d'un brasier nucléaire comme le soleil. Ces exemples choisis aux extrêmes des représentations reflètent les innombrables possibilités de ce symbole. Et si certains voient simplement le feu d'un âtre dans une cheminée, d'autres verront la chaleur de la ville, au travers du symbole feu, comme le foyer de la cité, la concentration urbaine comme davantage bouillonnante que la campagne. Car le rapport de la friction et de la chaleur est assez convaincant en physique classique. D'autres encore y verront la virilité, la destruction, la forge, le combat, le fourneau, la mort, l'amour, le rouge, le foyer, etc. qui sont eux-mêmes d'autres symboles associés à la chaleur ou à la lumière.

Notre pensée humaine est imprégnée de symbolique. En cela il faut percevoir les symboles comme des "briques" commodes de construction de la pensée. Et comme un symbole en appelle très souvent un autre, une association répétitive forme une chaîne (ou cristal) de symboles que l'on peut nommer archétype.
Si je pense aux feux de l'amour, ce n'est pas le même archétype que les feux de l'enfer, quoique... en tous cas il s'agira du feu de l'action.
Si la plupart des symboles sont communs à toutes les cultures de la Terre (et peut-être au delà) et ne subissent que peu d'altérations au fil du temps, les archétypes sont différents selon les cultures, les langues et les époques, et sont en lent, mais constant mouvement.

Ces archétypes servent de tuteurs à nos pensées et nous permettent de raisonner.
Ils imprègnent la culture commune, un sens commun (que l'on nomme aussi 'bon sens'), mais aussi permettent, par l'identification réciproque des individus entre eux, de former un égo(ïsme) commun, c'est à dire une nation.

Au stade supérieur, la structure de nos pensées, passant par le filtre de notre représentation du monde (notre carte), conçoit les structures des sociétés. Ces structures, pensée et société, sont basées sur des constructions archétypales telles que la morale ou l'éthique, la philosophie ou la politique, la connaissance ou la science. L'inertie culturelle induite par l'éducation et l'instruction reproduit cette relation entre constructions archétypales et structures.

En résumé, la structure de la pensée comme de celles qui en découlent, se construisent à partir des archétypes qui sont eux-mêmes constitués par des ensembles de symboles. Et ces symboles sont désignés, la majeure partie du temps, par des mots associés entre eux par les règles grammaticales d'un langage.

Cela posé, il devient envisageable que maîtriser ce qui est l'essence de nos pensées, c'est à dire le langage, permet de maîtriser toutes les structures.
A ce stade, ma paranoïa normale vous fait savoir que le délire novlang m'a tout l'air d'être en bonne voie. Et une vigilance plus combative est de mise en cette période charnière où l'"ingénierie sociale" est devenue institutionnelle. C'est l'une des urgences que se doit de traiter ce forum il me semble. Cela tombe bien, je l'ouvre pour exposer l'hypothèse précédente sur la construction de la pensée par l'archétype, issue de recherches faisant suite aux déductions des mises en place des mécanismes de la douce dictature du langage médiatique (pléonasme).

De ce que j'ai pu en lire, parce que partiellement et bénévolement traduite, l’œuvre de Korzybski sur la santé mentale et ses rapports étroits avec le langage, dont la lueur vacillante est porté depuis 80 ans, fonde une base solide à la réflexion et à la dé-re-construction. Nous aurons l'occasion de découvrir nos savoirs respectifs sur ces points dans les parties du forum dédié à la sémantique générale d'Alfred Korzybski.


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Message non luPosté: Jeu 9 Jan 2014 13:25 

Inscription: Mer 8 Jan 2014 08:47
Messages: 2
J'entre dans l'usine à gaz . A petits pas menus , je ne veux pas faire de bruits sur ce forum silencieux . Je ne comprends pas encore où je suis arrivée , mais j'y suis , j'y reste .


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Message non luPosté: Jeu 9 Jan 2014 23:32 
Administrateur du site

Inscription: Mar 29 Jan 2013 17:10
Messages: 69
Eh bien voilà, il l'est beaucoup moins d'un coup puisqu'il me permet de converser avec toi.
Si les textes te paraissent compliqués, cela indique qu"il était plus que temps que tu viennes à la rescousse!
Merci de ton inscription, MurieldeBretagne.


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